L'année
scolaire 2005-2006 : Le cataclysme échappé de
justesse
Sur
toute l'étendue de la République Démocratique
du Congo (RDC), la rentrée à l'E.P.S.P était
prévue le 05 septembre dernier. Deux semaines après,
dans toutes les provinces du pays, un arrêt spontané
des cours par les enseignements est intervenu unanimement
suite à l'accord de Mbudi du 12 février 2004
non respecté, remettant ainsi en cause l'année
scolaire 2005-2006. Dans cet accord, il était question
en son article 1er du respect de la base salariale mensuelle
de 208 $US pour un Huissier et de 2080 $US pour un Secrétaire
Général de l'Administration Publique. Chose
qui n'est pas réalisée jusqu'aujourd'hui. En
plus, la déclaration des autorités du pays est
venue envenimer l'atmosphère : " disant fini avec
la contribution des parents ". Qui a raison et qui a
tort ? L'histoire nous le dira un jour.
L'avenir
d'une nation repose sur une jeunesse assidue, bien instruite
avec une base morale solide. Cela implique une intelligence,
une science et une conscience fondées sur le savoir
être et le savoir-faire de chacun (ou de peuple) afin
d'être compétitif en cette phase de mondialisation.
Une construction commence toujours par la fondation. Aucun
architecte au monde n'a déjà inversé
son schéma de construction en montant d'abord les charpentes
sans un mur posé sur une fondation solide. Par là,
nous voulons dire que la condition sine qua non, pour une
nation qui aspire à une prospérité, est
de bien préparer sa fondation qui est la jeunesse.
Une jeunesse abandonnée ou oubliée présente
un cataclysme violent pour un peuple, entraînant ainsi
une inconscience voire même la disparition de certains
points forts culturels, signe d'identité d'une nation.
Engageons-nous tous pour lutter contre ce fléau dit
" abandon ou oubli de la jeunesse " qui est une
meurtrissure pour la nation congolaise.
Celui
qui est en péril cherche toujours une voie pour s'en
sortir du gouffre de la perdition. L'année scolaire
2005-2006 qui est une année où le peuple se
prépare pour se choisir un nouveau chef d'Etat, reflète
beaucoup d'inquiétude partant des actions coercitives
au sein des institutions publiques. Nous ne pouvons pas passer
sans citer la grève généralisée
des enseignements qui n'a pas épargné tout le
monde, et particulièrement les parents soucieux de
la formation de leurs enfants. Bien que la majorité
d'écoles viennent ré ouvrir leurs portes, l'incertitude
plane encore dans l'esprit des parents car les vérités
ne sont pas encore couchées à la lumière.
Toutefois, l'assurance est revenue en levant l'option de l'année
blanche. L'année scolaire 2005-2006 est sauvée
de justesse de ce cataclysme.
Par
Joseph RONA KATAWANGA
Etudiant à l'Université Protestante au Congo
(UPC),
Faculté d'Administration des Affaires et Sciences
Economiques (FASE). Stagiaire au CRAFOD
|